GCK Motorsport révèle son buggy à hydrogène

GCK Motorsport révèle son buggy à hydrogène
Green Corp Konnection (GCK) vient de révéler son nouveau prototype de buggy à hydrogène. Un engin qui devrait concourir au Dakar 2024.

L’hydrogène s’invite peu à peu sur la mythique épreuve du Dakar. Alors que Gaussin ouvre la voie avec son camion à hydrogène, GCK Motorsport vient de présenter le premier prototype de son buggy à hydrogène e-Blast H2 au bivouac de Riyad.

Batteries + pile à combustible

Développé en partenariat avec la société allemande FEV, le buggy à hydrogène de GCK Motorsport embarque une pile à combustible de 200 kW alimentée par des réservoirs stockant 20 kilos d’hydrogène à 700 bars de pression. L’ensemble est complété par une batterie lithium-ion de 50 kWh de capacité qui permet de réguler l’ensemble du système.

« La pile à hydrogène est un composant qui fonctionne à un niveau constant, car vous avez un décalage lorsque vous accélérez et un décalage lorsque vous arrêtez d'accélérer », a expliqué Sebastian Lesonneur, team manager de GCK Motorsport pour le programme rallye-raid, à Motorsport.com. « C'est pourquoi nous avons besoin des batteries, qui agissent comme un tampon. Lorsque vous avez besoin de plus de puissance, la batterie vous la donne, et lorsque vous arrêtez d'accélérer et que la pile à hydrogène génère encore 200 kW de puissance, cela permet de générer la batterie ».

Doté d’une boite à deux vitesses, le moteur électrique a été conçu pour atteindre 320 kW de puissance, soit l’équivalent de 430 chevaux. Cumulant 2 200 kilos sur la balance, le buggy à pile à combustible de GCK devrait être mesure de parcourir 250 kilomètres en conditions de course.



En route vers le Dakar

Avec le Dakar 2024 pour ligne de mire, GCK Motorsport va poursuivre le développement de son buggy à hydrogène dans les mois à venir.

Toujours en lien avec FEV, l’entreprise prévoit de finaliser ses tests sur banc en février afin de valider la capacité des réservoirs hydrogène et l’emplacement de la pile à combustible. Suivront ensuite à l’été les premiers tests dans des conditions désertiques afin de valider le fonctionnement du groupe motopropulseur, GCK ambitionnant de participer à certaines étapes du Dakar dès l’an prochain.