Pour contourner cette difficulté, Kawasaki mise sur une technologie baptisée « micromix ». Son principe consiste à remplacer une grande flamme par une multitude de petites flammes, afin de réduire les zones de température extrême responsables de la formation des NOx.
Cette solution n'est pas totalement nouvelle. Kawasaki la développe depuis plusieurs années pour ses turbines industrielles, avec notamment la commercialisation en 2023 d'un système de cogénération fonctionnant à 100 % hydrogène.
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Réalisé au centre d'essais de Noshiro de l'agence spatiale japonaise JAXA, le test aurait permis de démontrer la stabilité du moteur tout en atteignant des niveaux d'émissions de NOx particulièrement faibles.Kawasaki évoque même la possibilité de figurer parmi les meilleures performances mondiales et de répondre aux futures exigences de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Reste une réserve importante : aucune mesure chiffrée n'a été communiquée par l'industriel. Impossible, à ce stade, d'évaluer précisément les progrès réalisés ou de comparer cette technologie à d'autres solutions. Il s'agit également d'un essai au sol sur un petit moteur, encore loin d'une application commerciale.
Vers des essais plus complets
Cette avancée s'inscrit dans un programme japonais soutenu par la NEDO. Après un premier essai de moteur à hydrogène en 2024 et une démonstration de remplissage d'un réservoir aéronautique en hydrogène liquide en 2025, Kawasaki prépare désormais des essais intégrant moteur, réservoirs et cellule de l'avion.L'industriel peut aussi s'appuyer sur son expérience dans le transport maritime d'hydrogène liquéfié, un atout pour relever le défi du stockage cryogénique embarqué.

