Les Pays-Bas freinent sur l'hydrogène ferroviaire : Groningen passe au tout électrique

Les Pays-Bas freinent sur l'hydrogène ferroviaire : Groningen passe au tout électrique
La province néerlandaise de Groningen renonce officiellement à ses projets de trains à hydrogène. En cause : l'absence de réponses à l’appel d’offres lancé en 2023. Place aux trains à batteries pour atteindre zéro émission d’ici 2035.

Groningen faisait figure de pionnière en matière de trains à hydrogène aux Pays-Bas. Dès 2020, la province avait testé les Coradia iLint d’Alstom sur ses lignes non électrifiées. En 2022, un accord de 15 millions d’euros avait été signé pour lancer une phase pilote avec quatre trains hydrogène. Mais l'appel d'offres lancé en 2023 s’est soldé par un échec.

Aucune offre n’a été déposée, malgré un cofinancement européen et national. Les constructeurs ont été refroidis par le faible volume du marché et des exigences techniques jugées trop spécifiques. Le projet prévoyait également la construction d’une station de ravitaillement en hydrogène, soutenue à hauteur de 5 millions d’euros par l’État néerlandais.

Zéro émission, mais sans hydrogène

Face à cette impasse, Groningen a décidé de suivre l’exemple de la province voisine de Friesland. Elle adoptera une solution de trains à batteries, compatibles avec une électrification partielle et discontinue.

A l’image des stations rapides intégrées sur certains arrêts pour les bus électriques, cette stratégie repose sur des points de recharge installés dans certaines gares permettant aux trains de se recharger automatiquement via un système de caténaire. Le gestionnaire d’infrastructure ProRail soutient cette approche, jugée plus réaliste et économique.

L’opérateur régional Arriva prévoit de remplacer ses automotrices diesel GTW de Stadler par des trains à batteries lors de la prochaine concession.
 


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