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Pourquoi l'hydrogène en Formule 1 n'est pas prêt d'arriver
Mis à jour le 06.09.2025 à 19:24
Le patron de la F1, Stefano Domenicali, souhaite un avenir motorisé par des V8 hybrides alimentés par des carburants 100 % durables. La technologie hydrogène est à ce stade écartée à moyen terme.
La Formule 1 pourrait bientôt amorcer un tournant majeur dans sa stratégie motorisation. Stefano Domenicali, président de Formula One Group, s’est exprimé en faveur d’un retour des moteurs V8, associés à des systèmes hybrides et alimentés exclusivement par des carburants durables (e-fuels).
Cette déclaration intervient alors que la discipline prépare l’introduction de nouveaux moteurs pour 2026, toujours basés sur un système hybride complexe. La technologie actuelle, adoptée depuis 2014, est souvent critiquée pour son coût élevé et sa complexité technique.
Le dirigeant italien souligne néanmoins que ce changement ne doit pas détourner l’attention des prochaines réglementations moteur prévues pour 2026. « Il faut rester concentré sur ce qui doit être développé dans les prochaines années », a-t-il ajouté.
Outre l’aspect moteur, Domenicali plaide pour une simplification de certains composants, comme les boîtes de vitesses, qui n’apporteraient plus de gains significatifs en performance, mais engendreraient des coûts importants. « Le différentiel de performance entre les boîtes est négligeable. Ce qui pose problème, c’est la fiabilité et le coût », explique-t-il, appellant à un « regard holistique » sur les technologies pertinentes à conserver pour l’avenir de la F1.
« C'est possible, mais pas dans les dix prochaines années » estime-t-il, pointant également les enjeux de sécurité. « Il est trop tôt pour aborder cette technologie dans le cadre d'une course. C'est trop compliqué et il n'est pas viable de prendre ce risque aujourd'hui » a-t-il insisté.
En d’autres termes, l’arrivée de l’hydrogène en Formule 1 devrait rester cantonnée à des actions de recherche et développement. Si un jour la technologie devait y trouver sa place, elle passerait probablement par un moteur à combustion hydrogène plutôt que par une pile à combustible.
En attendant, d’autres compétitions s’affirment déjà comme de véritables laboratoires pour la filière. Alors que Toyota teste déjà plusieurs prototypes en endurance, dont la Toyota Corolla H2 à hydrogène liquide, les 24 Heures du Mans prévoient l’introduction d’une catégorie dédiée à l’hydrogène pour 2028 — un objectif qui a toutefois déjà été repoussé à plusieurs reprises.
La Formule 1 pourrait bientôt amorcer un tournant majeur dans sa stratégie motorisation. Stefano Domenicali, président de Formula One Group, s’est exprimé en faveur d’un retour des moteurs V8, associés à des systèmes hybrides et alimentés exclusivement par des carburants durables (e-fuels).
Cette déclaration intervient alors que la discipline prépare l’introduction de nouveaux moteurs pour 2026, toujours basés sur un système hybride complexe. La technologie actuelle, adoptée depuis 2014, est souvent critiquée pour son coût élevé et sa complexité technique.
Une stratégie adoubée par les fans
Domenicali a réagi à un sondage réalisé par The Race, où 86 % des votants ont exprimé leur préférence pour une motorisation V8 ou V10 utilisant des carburants synthétiques durables. À l’inverse, seuls 7 % souhaitent conserver les moteurs hybrides turbo actuels ou s’orienter vers la technologie hydrogène.Le dirigeant italien souligne néanmoins que ce changement ne doit pas détourner l’attention des prochaines réglementations moteur prévues pour 2026. « Il faut rester concentré sur ce qui doit être développé dans les prochaines années », a-t-il ajouté.
Outre l’aspect moteur, Domenicali plaide pour une simplification de certains composants, comme les boîtes de vitesses, qui n’apporteraient plus de gains significatifs en performance, mais engendreraient des coûts importants. « Le différentiel de performance entre les boîtes est négligeable. Ce qui pose problème, c’est la fiabilité et le coût », explique-t-il, appellant à un « regard holistique » sur les technologies pertinentes à conserver pour l’avenir de la F1.
L’hydrogène écarté pour l’instant
Interrogé sur l’éventualité d’un passage à l’hydrogène, Domenicali a exprimé un net scepticisme. Selon lui, cette technologie est encore trop immature et pose des défis de sécurité incompatibles avec les exigences du sport automobile.« C'est possible, mais pas dans les dix prochaines années » estime-t-il, pointant également les enjeux de sécurité. « Il est trop tôt pour aborder cette technologie dans le cadre d'une course. C'est trop compliqué et il n'est pas viable de prendre ce risque aujourd'hui » a-t-il insisté.
En d’autres termes, l’arrivée de l’hydrogène en Formule 1 devrait rester cantonnée à des actions de recherche et développement. Si un jour la technologie devait y trouver sa place, elle passerait probablement par un moteur à combustion hydrogène plutôt que par une pile à combustible.
En attendant, d’autres compétitions s’affirment déjà comme de véritables laboratoires pour la filière. Alors que Toyota teste déjà plusieurs prototypes en endurance, dont la Toyota Corolla H2 à hydrogène liquide, les 24 Heures du Mans prévoient l’introduction d’une catégorie dédiée à l’hydrogène pour 2028 — un objectif qui a toutefois déjà été repoussé à plusieurs reprises.

