Une barge à hydrogène sur la Seine avant fin 2021

Une barge à hydrogène sur la Seine avant fin 2021
Dans le cadre du projet européen Flagships, une barge propulsée par une pile à combustible doit entrer en service sur la Seine cette année. Initié en 2018 avec notamment la mise en service simultanée d’un ferry en Norvège et d'un remorqueur en France (prévu à l’époque sur le Rhône), Flagships a été partiellement réorienté pour finalement aboutir à la transformation d’un « Zulu » (cargo) qui naviguera en région parisienne.
 
« Le projet prévoyait initialement de déployer un remorqueur à hydrogène dans la région de Lyon, mais comme le potentiel plus large de l'hydrogène dans le transport de marchandises est apparu, le remorqueur de démonstration a été modifié pour devenir un navire de transport fluvial » expliquent les responsables de Flagships. Une réorientation d’opportunité au vu des perspectives marché... comme le souligne Jyrki Mikkola, coordinateur du projet Flagships au Centre de recherche technique VTT en Finlande, « le transport maritime vert et durable est une condition préalable à la réalisation des objectifs nationaux et internationaux de réduction des émissions. Les navires propulsés à l'hydrogène renouvelable contribueront de manière substantielle à la réduction des émissions dues au transport maritime et à l'amélioration de la qualité de l'air dans les villes et autres zones densément peuplées ».



 
On est donc passé d’un remorqueur à une barge qui charriera des palettes et des conteneurs pour le compte de La Compagnie Fluviale de Transport, armateur du futur navire.
 
Dans ce cadre une pile à combustible est en cours d'installation sur un "Zulu" actuellement en construction. Le système de production d'énergie du cargo sera fourni par ABB Marine & Ports, les piles à combustible par Ballard, l'hydrogène par des fournisseurs de la région parisienne. Le navire fonctionnera à l'hydrogène comprimé produit par électrolyse et devrait être opérationnel d’ici fin 2021.
 
Flagships réunit onze partenaires et a reçu un financement de cinq millions d'euros pour le déploiement des deux navires à hydrogène en France et en Norvège. Son prochain aboutissement fait écho aux nombreuses initiatives dans l’application des piles à combustible dans le secteur maritime. L’un des projets phare étant, sans nul doute, le catamaran H2 Energy Observer qui produit son propre carburant par électrolyse de l’eau de mer.