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« Une fois de plus, nous avons commis une erreur » : Emmanuel Macron appelle à simplifier les règles européennes de l'hydrogène
A Anvers, Emmanuel Macron a appelé à une refonte en profondeur des règles européennes sur l’hydrogène, défendant une triple stratégie : simplification réglementaire, préférence européenne et recours accru aux financements publics.
Face à la concurrence américaine et asiatique, Emmanuel Macron veut repositionner l’hydrogène comme levier stratégique de compétitivité industrielle. Interpellé sur le sujet lors d’un Sommet industriel européen organisé le 11 février dernier à Anvers, en Belgique, le chef de l’Etat n’a pas été tendre avec la politique européenne.
« Il faut simplifier la réglementation de l'hydrogène, c'est primordial », a insisté le chef de l’Etat, appelant à « une réglementation unique, simple et fondée sur la neutralité technologique ».
Deuxième pilier : la préférence européenne. Emmanuel Macron assume une inflexion plus protectionniste, soulignant la nécessité d’une « préférence européenne ».
Pour Emmanuel Macron, l’objectif est double : préserver l’investissement initial réalisé pour favoriser l’innovation et garantir que les fonds publics européens alloués soient prioritairement destinés aux acteurs européens.
« C'est précisément ce que nous avons fait dans le secteur automobile avec la récente réglementation. Nous devons faire de même pour l'hydrogène » a-t-il insisté.
« Si nous voulons être compétitifs dans le domaine de l'hydrogène vert, mais aussi des SMR et de toutes les nouvelles générations de centrales nucléaires, le niveau d'investissement, tant public que privé, est considérable. Nous ne pouvons pas nous contenter de fonds privés. »
Il évoque notamment le modèle américain et l’exemple d’Elon Musk, largement financé par le ministère de la Défense américain pour lancer ses activités spatiales. « Dans ces secteurs clés de l'innovation, nous avons besoin de beaucoup plus de fonds publics » a-t-il insisté.
Face à la concurrence américaine et asiatique, Emmanuel Macron veut repositionner l’hydrogène comme levier stratégique de compétitivité industrielle. Interpellé sur le sujet lors d’un Sommet industriel européen organisé le 11 février dernier à Anvers, en Belgique, le chef de l’Etat n’a pas été tendre avec la politique européenne.
« Nous avons créé un système extrêmement complexe »
Pour Emmanuel Macron, l’Europe a « délibérément fragmenté » le marché de l’hydrogène. « Une fois de plus, nous avons commis une erreur », a-t-il reconnu, pointant du doigt des divisions sur les politiques énergétiques nationales des Etats membres, et en particulier la division entre la France et l’Allemagne sur la question du nucléaire, qui ont conduit à la création « d’un système extrêmement complexe ».« Il faut simplifier la réglementation de l'hydrogène, c'est primordial », a insisté le chef de l’Etat, appelant à « une réglementation unique, simple et fondée sur la neutralité technologique ».
Emmanuel Macron au troisième sommet industriel européen, organisé le 11 février dernier à Anvers.
Une préférence européenne assumée
Deuxième pilier : la préférence européenne. Emmanuel Macron assume une inflexion plus protectionniste, soulignant la nécessité d’une « préférence européenne ». Pour Emmanuel Macron, l’objectif est double : préserver l’investissement initial réalisé pour favoriser l’innovation et garantir que les fonds publics européens alloués soient prioritairement destinés aux acteurs européens.
« C'est précisément ce que nous avons fait dans le secteur automobile avec la récente réglementation. Nous devons faire de même pour l'hydrogène » a-t-il insisté.
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Troisième axe : l’investissement. Pour le président français, la compétitivité européenne ne pourra reposer sur les seuls capitaux privés.« Si nous voulons être compétitifs dans le domaine de l'hydrogène vert, mais aussi des SMR et de toutes les nouvelles générations de centrales nucléaires, le niveau d'investissement, tant public que privé, est considérable. Nous ne pouvons pas nous contenter de fonds privés. »
Il évoque notamment le modèle américain et l’exemple d’Elon Musk, largement financé par le ministère de la Défense américain pour lancer ses activités spatiales. « Dans ces secteurs clés de l'innovation, nous avons besoin de beaucoup plus de fonds publics » a-t-il insisté.

