Une expérimentation qui intervient quelques semaines après une levée de fonds de 13 millions d'euros annoncée par HyLight pour accélérer le développement et le déploiement de ses dirigeables à hydrogène.
Jusqu'à 150 kilomètres de canalisations inspectés par jour
Baptisé HyLighter, le dirigeable mesure environ 12 mètres de long. Propulsé par deux moteurs électriques alimentés à l'hydrogène, il évolue à une altitude comprise entre 20 et 30 mètres, à une vitesse de 10 à 15 km/h.Piloté depuis le sol, il peut inspecter 100 à 150 kilomètres de canalisations quotidiennement. Son capteur laser lui permet de détecter les émissions de méthane, avec un niveau de surveillance annoncé équivalent aux équipements embarqués sur les hélicoptères qui surveillent habituellement le réseau.
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A hydrogène liquide, le drone HYDRA-II vient de franchir une étape clé sur un véritable aéroportMais l'enjeu de cette nouvelle campagne dépasse la seule détection. Les équipes doivent vérifier sa capacité à suivre les canalisations sur de longues distances et à fonctionner malgré des conditions météorologiques variables.
HyLight et NaTran ne partent pas de zéro. Les deux entreprises avaient déjà réalisé des essais communs en 2024, notamment en Nouvelle-Aquitaine et en Auvergne-Rhône-Alpes.
Les premiers essais près de Nantes sont jugés encourageants. Reste désormais à confirmer ces performances sur l'ensemble de la campagne. Si les résultats sont concluants, le dirigeable pourrait progressivement compléter les hélicoptères dans certaines missions de surveillance des infrastructures gazières.
Une empreinte carbone annoncée 4 000 fois plus faible
L'argument environnemental est particulièrement frappant. Selon les chiffres communiqués par NaTran, le HyLighter afficherait une empreinte carbone inférieure à 3 grammes de CO2 par kilomètre, contre plus de 13 kilogrammes pour un hélicoptère. Un écart supérieur à un facteur 4 000, sur la base de ces estimations.
Pour NaTran, qui surveille chaque année plus de 10 000 kilomètres de canalisations par voie aérienne, cette technologie pourrait contribuer à réduire les émissions liées à ses opérations.
L'argument environnemental est particulièrement frappant. Selon les chiffres communiqués par NaTran, le HyLighter afficherait une empreinte carbone inférieure à 3 grammes de CO2 par kilomètre, contre plus de 13 kilogrammes pour un hélicoptère. Un écart supérieur à un facteur 4 000, sur la base de ces estimations.
Pour NaTran, qui surveille chaque année plus de 10 000 kilomètres de canalisations par voie aérienne, cette technologie pourrait contribuer à réduire les émissions liées à ses opérations.

