Utilitaire à hydrogène
Officiel : la filiale hydrogène de Renault en redressement judiciaire
Coentreprise de Renault et de l’américain Plug Power, HYVIA a annoncé son placement en redressement judiciaire. Une procédure qui pourrait aboutir à une liquidation si aucune solution n’est trouvée pour poursuivre l’activité.
C’est un nouveau coup de tonnerre dans le petit écosystème de la mobilité hydrogène. En proie à d’importantes difficultés financières, HYVIA vient d’officialiser son placement en redressement judiciaire. La procédure a été ouverte le 10 décembre 2024 par le Tribunal de Commerce de Versailles.
Si HYVIA indique envisager des « possibilités de reprise ou d’adossement à de nouveaux investisseurs » lors de la période d’observation, qui devrait durer 6 mois, la situation reste étonnante. Elle signifie que les deux actionnaires historiques, Renault en tête, n’ont pas souhaité réinjecter de nouveaux fonds pour sortir HYVIA de la cessation de paiement. De quoi interroger quant aux motivations de Renault de poursuivre ses activités dans l’hydrogène. À moins que le constructeur ne souhaite laisser « mourir » sa filiale pour en reprendre l’intégralité des actifs et les développements en interne.
Le message a sans doute aussi une connotation politique. Face à l’inertie et à l’instabilité politique, le constructeur adresse une sévère mise en garde et rappelle que les acteurs privés ne peuvent porter seuls le développement de la filière sans un minimum de soutien des pouvoirs publics.
C’est un nouveau coup de tonnerre dans le petit écosystème de la mobilité hydrogène. En proie à d’importantes difficultés financières, HYVIA vient d’officialiser son placement en redressement judiciaire. La procédure a été ouverte le 10 décembre 2024 par le Tribunal de Commerce de Versailles.
Une évolution « trop lente » du marché
Dans un communiqué succinct, l’entreprise rappelle sa position pionnière sur le marché des utilitaires à pile à combustible avec le développement du Renault Master à hydrogène. Elle pointe néanmoins « l’évolution trop lente des écosystèmes de mobilité hydrogène en Europe » et les coûts de développement très importants en matière d’innovation.Si HYVIA indique envisager des « possibilités de reprise ou d’adossement à de nouveaux investisseurs » lors de la période d’observation, qui devrait durer 6 mois, la situation reste étonnante. Elle signifie que les deux actionnaires historiques, Renault en tête, n’ont pas souhaité réinjecter de nouveaux fonds pour sortir HYVIA de la cessation de paiement. De quoi interroger quant aux motivations de Renault de poursuivre ses activités dans l’hydrogène. À moins que le constructeur ne souhaite laisser « mourir » sa filiale pour en reprendre l’intégralité des actifs et les développements en interne.
Le message a sans doute aussi une connotation politique. Face à l’inertie et à l’instabilité politique, le constructeur adresse une sévère mise en garde et rappelle que les acteurs privés ne peuvent porter seuls le développement de la filière sans un minimum de soutien des pouvoirs publics.

