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Toyota teste un groupe électrogène avec la pile hydrogène de la Mirai

Toyota teste un groupe électrogène avec la pile hydrogène de la Mirai
Programmée jusque fin mars 2022, l’expérimentation permettra d’alimenter l’usine de Shunan de l’entreprise chimique japonaise Tokuyama Corporation. Ce nouveau générateur profite d’une première réalisation de Toyota pour son unité de Honsha

50 kW

Grosse différence par rapport au démonstrateur mis en service en septembre 2019 à l’usine du constructeur japonais, le groupe électrogène exploité pour complément d’alimentation électrique de l’unité de Tokuyama Corporation n’utilisera qu’une seule pile hydrogène empruntée à la Mirai.

D’où une puissance nominale de sortie divisée par 2 : 50 kW. Mais aussi un moindre encombrement du caisson qui reçoit l’ensemble des éléments : 2,9 mètres de long, 1,5 m de large, et 2,7 m de haut (contre 4,5 x 2,3 x 2,5 m à Honsha). Le tout pèse 3,5 tonnes, fournissant aussi un courant alternatif 210 V triphasé (fréquence 50/60 Hz). A l’intérieur, la disposition des composants a été revue pour faciliter la maintenance.

Résidu H2

En plus de la PAC à électrolyte polymère Toyota FC Stack, le générateur s’approprie aussi de la berline H2 de Toyota sa batterie secondaire nickel-métal hydrure, son unité de contrôle (PCU), et son compresseur. Après démarrage du groupe, le temps d’attente pour disposer d’électricité est des plus corrects : 40 secondes (contre parfois plusieurs minutes pour les modèles diesel, selon température extérieure). Un des objectifs des 2 partenaires à travers cette expérimentation est de parvenir à une efficacité énergétique supérieure à 50%. Pur à 99,97%, l’hydrogène utilisé pour ce groupe est un sous-produit de la génération, par Tokuyama, d’hydroxyde de sodium au moyen d’une électrolyse chlore-alcali.

Données récupérées

Au cours de cette expérimentation sur près de 2 ans, Toyota compte suivre de près l’efficacité énergétique de son système - représentée par la quantité d’électricité produite par unité d’hydrogène -, la stabilité de la production, la facilité d’entretien du générateur et les dommages éventuellement causés sur les composants par l’air salin véhiculé par les brises marines. En outre, cette phase sera exploitée pour estimer l’impact sur la production d’électricité de l’utilisation de l’hydrogène sous-produit, en particulier les économies réalisées par rapport à l’achat de gaz H2 auprès d’une source externe.

Objectifs des partenaires

En empruntant des composants à la chaîne d’alimentation de la Mirai, Toyota cherche à mettre au point un générateur haute performance plus compact qui serait commercialisable à un tarif raisonnable. De son côté, Tokuyama souhaite définir un modèle commercial qui fasse entrer dans la boucle l’hydrogène obtenu en résidu de ses activités chimiques.