Remorquer un avion avec de l'hydrogène ? C'est fait à Amsterdam-Schiphol !

Remorquer un avion avec de l'hydrogène ? C'est fait à Amsterdam-Schiphol !
L’aéroport d’Amsterdam-Schiphol a lancé un pilote mondial inédit en testant des véhicules à hydrogène pour ses opérations au sol.

Si le décollage de l’avion à hydrogène n’est pas encore pour tout de suite, la technologie multiplie les essais dans les opérations au sol. Alors que l’aéroport de Bruxelles lançait ses premiers tests en 2024, l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol entame à son tour une expérimentation grandeur nature.

Dans le détail, le projet comprend le test d’un tracteur de remorquage d’avions et un prototype du Toyota Hilux à hydrogène. En parallèle, une station de ravitaillement temporaire a été installée pour alimenter ces véhicules.



Le tracteur H2 sera utilisé plusieurs fois par jour pour déplacer un Boeing 737 de KLM entre les différentes zones de l’aéroport. Le pick-up servira aux équipes du Bird Control, chargées d’éloigner les oiseaux des pistes. A noter que ce n’est pas la première fois que le pick-up à hydrogène de Toyota est testé pour des opérations portuaires. Il y a quelques semaines, il était aussi apparu sur le tarmac de l’aéroport de Lyon.

Le pilote s’inscrit dans le cadre du programme TULIPS, cofinancé par l’Union européenne. Ce projet rassemble divers acteurs du secteur aérien pour accélérer la transition énergétique : aéroports, compagnies aériennes, équipementiers et instituts de recherche.


 

Objectif : valider la pertinence de l’hydrogène dans les usages intensifs

Ce test vise à évaluer la faisabilité technique et opérationnelle des véhicules à hydrogène : autonomie réelle, temps de ravitaillement et intégration dans les infrastructures existantes.

Ce n’est d’ailleurs pas la première expérimentation de l’aéroport dans le domaine de l’hydrogène. A l’été 2024, Schiphol avait aussi expérimenté un groupe électrogène mobile à hydrogène.

« L’hydrogène est un complément prometteur à l’électrique, notamment pour les véhicules intensivement utilisés ou devant rester disponibles en permanence » a expliqué Esmé Valk, Chief People & Transformation Officer du Royal Schiphol Group.



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