La sécurité d'approvisionnement figure parmi les motivations explicites. Le blocage du détroit d'Ormuz consécutif au conflit en Iran a contraint les raffineurs et les électriciens coréens à chercher d'autres sources de pétrole brut et de GNL. Un épisode qui a mis en évidence la dépendance du pays aux importations fossiles. 

Le plan ne précise toutefois pas la répartition entre batteries et pile à combustible au sein de ces 70 %. L'écart entre les deux filières reste considérable sur le marché intérieur : la Corée comptait 49 722 véhicules à hydrogène fin août, loin de l'objectif national de 300 000 unités en 2030, quand les ventes de véhicules électriques à batteries se comptent en centaines de milliers.

La consommation d'hydrogène destinée aux transports a néanmoins bondi de 47 % sur les huit premiers mois de l'année, portée par les bus plutôt que par les voitures particulières. C'est précisément cette visibilité de long terme que réclamait Hyundai Motor Group à la mi-septembre, un vice-président du groupe appelant Séoul à garantir une orientation politique cohérente sur dix à vingt ans pour débloquer les investissements industriels.

Les modalités de financement et le détail sectoriel des enveloppes n'ont pas été communiqués à ce stade.