Politique & aides à l'achat
Sept véhicules neufs sur dix électriques ou à hydrogène : le pari coréen pour 2035
La Corée du Sud a présenté le 7 octobre sa stratégie de transformation verte à l'horizon 2035. Baptisé K-GX, ce plan prévoit jusqu'à un quadrillion de wons d'investissements, soit environ 667 milliards d'euros, consacrés aux énergies renouvelables, à l'électrification des transports et à la décarbonation industrielle.
Le volet mobilité fixe un objectif net : les véhicules électriques et à hydrogène devront représenter plus de 70 % des ventes de véhicules neufs en 2035. Le plan vise par ailleurs 100 GW de capacités renouvelables installées d'ici 2030 et cible la réduction des émissions dans la sidérurgie, le ciment, les semi-conducteurs, la pétrochimie et le raffinage.
Le volet mobilité fixe un objectif net : les véhicules électriques et à hydrogène devront représenter plus de 70 % des ventes de véhicules neufs en 2035. Le plan vise par ailleurs 100 GW de capacités renouvelables installées d'ici 2030 et cible la réduction des émissions dans la sidérurgie, le ciment, les semi-conducteurs, la pétrochimie et le raffinage.
La sécurité d'approvisionnement figure parmi les motivations explicites. Le blocage du détroit d'Ormuz consécutif au conflit en Iran a contraint les raffineurs et les électriciens coréens à chercher d'autres sources de pétrole brut et de GNL. Un épisode qui a mis en évidence la dépendance du pays aux importations fossiles.
Le plan ne précise toutefois pas la répartition entre batteries et pile à combustible au sein de ces 70 %. L'écart entre les deux filières reste considérable sur le marché intérieur : la Corée comptait 49 722 véhicules à hydrogène fin août, loin de l'objectif national de 300 000 unités en 2030, quand les ventes de véhicules électriques à batteries se comptent en centaines de milliers.
La consommation d'hydrogène destinée aux transports a néanmoins bondi de 47 % sur les huit premiers mois de l'année, portée par les bus plutôt que par les voitures particulières. C'est précisément cette visibilité de long terme que réclamait Hyundai Motor Group à la mi-septembre, un vice-président du groupe appelant Séoul à garantir une orientation politique cohérente sur dix à vingt ans pour débloquer les investissements industriels.
Les modalités de financement et le détail sectoriel des enveloppes n'ont pas été communiqués à ce stade.

