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Luca de Meo quitte le groupe Renault
Anciennement chez Seat, Luca de Meo était arrivé chez Renault en 2020 - Source : Renault Group
Luca de Meo a annoncé son départ de Renault Group après cinq années passées à la tête du constructeur. Il quittera ses fonctions de Directeur Général le 15 juillet 2025 pour relever « de nouveaux défis en dehors du secteur automobile ».
C’est un véritable coup de tonnerre au sein de la planète Renault ! Alors même qu’il était ce week-end aux 24 Heures du Mans pour suivre les performances d’Alpine, dont celles de la supercar à hydrogène Alpenglow, Luca de Meo vient d’annoncer son départ à la tête du groupe au losange.
« Après 5 années à la tête de Renault Group, Luca de Meo a fait part de sa décision de quitter ses fonctions afin de relever de nouveaux défis en dehors du secteur automobile » a annoncé le groupe dans un bref communiqué publié ce dimanche 15 juin.
Un processus de succession a été lancé, dans le cadre d’un plan déjà établi. D’ici là, Luca de Meo poursuivra l’exercice de ses fonctions. Dans un message adressé aux collaborateurs, Luca de Meo s’est dit fier du travail accompli, évoquant des résultats « parmi les meilleurs de l’histoire du groupe », dont un redressement à 7.6 % de la marge opérationnelle. Il a notamment insisté sur la solidité des équipes en place et sur l’organisation agile bâtie au fil des années.
Président du Conseil d’Administration du groupe, Jean-Dominique Senard a salué « un capitaine d’industrie exceptionnel » et « un homme créatif et impliqué ».
Sur l’hydrogène, le bilan est plus mitigé. Si le constructeur reste très impliqué en compétition avec Alpine et son démonstrateur Alpenglow à moteur à combustion hydrogène, le « règne » de Luca de Meo aura également été marqué par la fin tragique d’Hyvia. Joint-venture consacrée aux utilitaires à hydrogène détenue à 50-50 par Renault et l’américain Plug Power, l’entreprise a été liquidée en début d’année, laissant à date peu de perspectives quant à l’arrivée d’une offre H2 au sein du catalogue de la marque tricolore. Lors d’une audition musclée organisée en début d’année à l’Assemblée Nationale, le patron de Renault avait également étrillé la filière, reconnaissant que le « business case de l'hydrogène n’était pas là ».
C’est un véritable coup de tonnerre au sein de la planète Renault ! Alors même qu’il était ce week-end aux 24 Heures du Mans pour suivre les performances d’Alpine, dont celles de la supercar à hydrogène Alpenglow, Luca de Meo vient d’annoncer son départ à la tête du groupe au losange.
« Après 5 années à la tête de Renault Group, Luca de Meo a fait part de sa décision de quitter ses fonctions afin de relever de nouveaux défis en dehors du secteur automobile » a annoncé le groupe dans un bref communiqué publié ce dimanche 15 juin.
Un processus de succession a été lancé, dans le cadre d’un plan déjà établi. D’ici là, Luca de Meo poursuivra l’exercice de ses fonctions. Dans un message adressé aux collaborateurs, Luca de Meo s’est dit fier du travail accompli, évoquant des résultats « parmi les meilleurs de l’histoire du groupe », dont un redressement à 7.6 % de la marge opérationnelle. Il a notamment insisté sur la solidité des équipes en place et sur l’organisation agile bâtie au fil des années.
Président du Conseil d’Administration du groupe, Jean-Dominique Senard a salué « un capitaine d’industrie exceptionnel » et « un homme créatif et impliqué ».
Un futur « en dehors du secteur automobile » avec Kering
Si le communiqué du constructeur ne donne pas l’information, un article du Figaro indique que Luca de Meo s’apprêterait à rejoindre le groupe de luxe Kering où il prendrait la place de directeur général pour permettre à l’actuel Président, François-Henri Pinault, de prendre du recul. Il devrait notamment reprendre les rênes du plan « Futurama ». Annoncé en début d’année, celui-ci devait permettre de remettre le groupe de luxe sur le devant de la scène.
Si le communiqué du constructeur ne donne pas l’information, un article du Figaro indique que Luca de Meo s’apprêterait à rejoindre le groupe de luxe Kering où il prendrait la place de directeur général pour permettre à l’actuel Président, François-Henri Pinault, de prendre du recul. Il devrait notamment reprendre les rênes du plan « Futurama ». Annoncé en début d’année, celui-ci devait permettre de remettre le groupe de luxe sur le devant de la scène.
Un départ dans un contexte de mutation technologique
Le départ de Luca de Meo intervient alors que Renault Group accélère sa transition vers une mobilité bas-carbone. Instigateur de la Renaulution, l’ex-dirigeant de Seat a lancé sous sa gouvernance la nouvelle Renault 5 électrique et la R4 tout en préparant activement la nouvelle Renault Twingo électrique.
Luca de Meo aux côtés du concept R4ever, annonciateur de la nouvelle Renault 4 électrique.
Sur l’hydrogène, le bilan est plus mitigé. Si le constructeur reste très impliqué en compétition avec Alpine et son démonstrateur Alpenglow à moteur à combustion hydrogène, le « règne » de Luca de Meo aura également été marqué par la fin tragique d’Hyvia. Joint-venture consacrée aux utilitaires à hydrogène détenue à 50-50 par Renault et l’américain Plug Power, l’entreprise a été liquidée en début d’année, laissant à date peu de perspectives quant à l’arrivée d’une offre H2 au sein du catalogue de la marque tricolore. Lors d’une audition musclée organisée en début d’année à l’Assemblée Nationale, le patron de Renault avait également étrillé la filière, reconnaissant que le « business case de l'hydrogène n’était pas là ».

