La Chine a construit, à ce jour, 354 stations-service hydrogène, un chiffre bien en deçà des objectifs et qui rend irréalisable la mise en fonction des 1 200 programmées initialement pour 2025. A l’origine de ce retard, des coûts plus élevés que prévu et des difficultés de certification des stations avant exploitation. Un retard à l'allumage qui risque de donner un coup de frein au marché chinois du véhicule à pile à combustible.
Le marché chinois des voitures et camions à pile à hydrogène est en plein développement et stimule la demande de stations de ravitaillement en hydrogène (HRS : Hydrogen Refuelling Station). C’est en anticipation de cette mécanique inéluctable que le gouvernement chinois avait prévu la mise en fonction de 1 200 HRS d'ici à 2025.
Or, à la lumière de l’étude menée par Interact Analysis, à fin 2023, ce sont uniquement 354 stations hydrogène (50 sont en cours de construction) qui sont en exploitation. Toutes les provinces et municipalités de
Chine (hors Tibet) en possèdent une et le rythme de création des points d’avitaillement s’est considérablement accru : ce sont plus de 80 stations qui sont entrées annuellement en service entre 2020 et 2023 (avec notamment quelques provinces (Shandong, Zhejiang, Hebei et Jiangsu) très actives dans le domaine. Mais cela reste insuffisant !
Le rythme des constructions de stations-service hydrogène s’est accru depuis 2020
Le ratio véhicules/stations-hydrogène construites à un énorme impact sur le marché
Conséquence de cette situation, le « ratio véhicules/HRS » varie considérablement d’une région à l’autre, et cela risque de se traduire par un développement territorial inégalitaire de l’accès au véhicule hydrogène. Ainsi, 13 provinces et municipalités possèdent plus de 10 stations hydrogène et représentent 80 % du parc actuel.