La société suédoise Essity, fabricant de produits papier à usage unique tels que les mouchoirs (lotus, par exemple), le papier hygiénique ou les essuie-tout ; va remplacer une partie du gaz naturel utilisé dans le processus de fabrication par de l’hydrogène bas carbone. Prévue à partir de 2024 dans son usine de Tawd, à Skelmersdale (Royaume-Uni), cette expérimentation pourrait permettre de réduire de 66 % les émissions de CO2.
L'empreinte carbone de l'industrie du papier peut varier considérablement en fonction des produits chimiques utilisés. D'après les données de 2021, le secteur de la pâte à papier et du papier était responsable d'environ 190 Mt d'émissions de CO2, ce qui représentait environ 2 % de l'ensemble des émissions de l'industrie. Même si celles-ci ont diminué de près de 29 % depuis 2005 ;
compte-tenu des objectifs fixés par les différentes réglementations éco-environnementales, les géants papetiers sont encore loin des réductions attendues.
Andrew Hearns, porte-parole d’Essity le souligne : «
Nous nous sommes engagés à réduire nos propres émissions de carbone de 35 % d'ici 2030 et à atteindre le niveau zéro d'ici 2050 ». Il est donc urgent pour les industriels de trouver des solutions rapidement opérationnelles. Pour Andrew Hearns «
si cet essai est concluant, le remplacement du gaz naturel par de l'hydrogène à faible teneur en carbone… constituerait un grand pas dans la bonne direction » et pourrait se concrétiser rapidement par la conversion permanente de l’usine de Tawd à l’hydrogène, voire même d’autres sites de production d’Essity.