Constructeur russe de poids-lourds et bus connu pour les exploits de ses camions sur le Paris-Dakar, Kamaz lève le voile sur son premier autobus à hydrogène. Conçu pour résister aux températures extrêmes de son pays d’implantation (-40°C à +40°C), sa commercialisation reste largement subordonnée à la mise en place d’une infrastructure de ravitaillement.
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Il y a encore beaucoup de travail à faire. En 2022, nous avons l'intention de tester un prototype de bus à pile à hydrogène Kamaz dans les rues de Moscou, dans l'environnement d'une exploitation réelle. Si l'infrastructure de ravitaillement est mise en place et qu'il y a une demande pour ce nouveau type d'éco-transport de la part de Moscou, nous prévoyons l'assemblage final des bus à pile à hydrogène dans l'usine de réparation et de construction automobile de Sokolniki, dans la capitale du pays, où les bus électriques Kamaz sont déjà assemblés avec succès». Comme le souligne Andrei Savinkov, l’un des responsables du projet, l’enjeu est moins du coté de la construction de l’autobus lui-même que dans la capacité à structurer un réseau d’avitaillement.
En effet, coté véhicule tout est opérationnel. Le châssis et la carrosserie du bus ont été assemblés chez Nefaz, une filiale du groupe Kamaz. La carrosserie est faite d'acier et de plastique à haute résistance, assurant la durabilité et la sécurité requises. L'équipement du toit a été installé dans le centre de recherche et de technologie de Kamaz.
Le Kamaz-6282 FCEV, nom de baptême du nouveau modèle, pèse 19 tonnes et ses dimensions hors tout sont de 12,4 Ñ… 2,55 Ñ… 3,4 mètres. Il emporte 80 passagers et dispose de 33 sièges.