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Pile à combustible : Continental investit dans la recherche en Allemagne

Pile à combustible : Continental investit dans la recherche en Allemagne
En collaboration avec l'Université de technologie de Chemnitz (Allemagne), l’équipementier automobile allemand Continental AG, plus connu en France pour ses pneumatiques, vient d’inaugurer un nouveau laboratoire de recherche sur les piles à combustible. Objectif : développer des produits performants à moindre coût.
 
"L'équipement technique spécial du laboratoire est sans précédent dans le paysage universitaire européen. Le cœur du nouveau système est un banc d’essai hautes performances qui permet de tester en permanence les performances du groupe motopropulseur jusqu’à 150 kilowatts voire 300 kilowatts dans un avenir proche. Nous posons ainsi les bases du développement de la prochaine génération de piles à combustible" Le professeur Thomas von Unwerth, de l'université de technologie de Chemnitz, n’est pas peu fier de l’investissement réalisé conjointement avec l'équipementier allemand.
 
Il a de quoi ! Avec l'installation d'un grand réservoir d'hydrogène en février 2019 et en collaborant avec Continental AG, le nouveau laboratoire de matériaux pour piles à combustible de l'université de technologie de Chemnitz est aujourd'hui l'un des laboratoires H2 les plus modernes en Allemagne.
 
Pour Continental AG, cette coopération entérine un véritable virage stratégique et une option claire pour l’investissement dans la technologie des piles à combustible. Ce que confirme Stephan Rebhan, responsable de la technologie et de l'innovation à la division Powertrain de Continental AG : « Les piles à hydrogène sont en passe de devenir un élément important de l'avenir de la mobilité. Par conséquent, nous intensifions nos efforts de recherche et développement dans ce domaine. Avec l'Université de technologie de Chemnitz, nous avons acquis un partenaire exceptionnel pour les tests de matériaux, de composants et de systèmes de piles à combustible entiers. »
 

Vers des composants plus efficaces et moins onéreux

Le coût de production restant le principal obstacle au développement des piles à hydrogène, le laboratoire a décidé de d’abord centrer ses expérimentations sur l’un des composants les plus onéreux : les plaques bipolaires. Ces plaques métalliques sont un composant central de la pile à combustible, ils dispersent les gaz et dissipent le courant généré par leur réaction.
 
Afin d’évaluer leurs performances dans différentes conditions, le nouveau banc de test est capable de simuler des conditions environnementales et des charges de travail changeantes. Des expériences sont donc effectuées à diverses températures, conditions de pression et d'humidité, ainsi qu’en simulation de différentes conditions de charge, telles que le poids ou le terrain montagneux.
 
Les chercheurs espèrent parvenir à développer, à terme, de nouvelles bases de composants plus efficaces et moins onéreux à produire.  L’étape suivante devrait les amener à améliorer la gestion de la production d’énergie via le développement de contrôleurs et d’algorithmes spécifiques.