Aquarius dévoile un moteur à hydrogène révolutionnaire

Aquarius dévoile un moteur à hydrogène révolutionnaire
L’entreprise israélienne Aquarius Engines imagine un maximum de pistes d’exploitation possible pour son moteur linéaire à piston libre. Elle vient d’en adapter le concept à l’hydrogène.
 
Dans sa version minimale, le moteur développé par Aquarius Engines pèse à peine plus de 10 kg. Il se présente sous la forme d’un bloc abritant un cylindre horizontal unique dans lequel glisse de droite à gauche un piston linéaire.
 
La seule chambre de combustion compte 2 bougies d’allumage. Lorsque la compression est maximale sur la droite, c’est celle de ce côté qui crée l’allumage pour propulser le piston à gauche. La compression est ainsi réalisée à cette autre extrémité. L’étincelle est alors générée au niveau de l’électrode de la seconde bougie. La simplicité de fonctionnement permet d’obtenir un bloc moins lourd, plus compact et fabriqué à un coût nettement inférieur. Selon les applications, le moteur pourrait être composé d’une succession, façon copier/coller, de cette architecture.
 

De l’essence à l’hydrogène

Depuis 2014, Aquarius Engines perfectionne le fonctionnement de son moteur révolutionnaire. L’entreprise en multiplie les déclinaisons et les usages.
 
A l’origine, le bloc fonctionnait à l’essence. Il a ensuite été adapté pour être alimenté au GNV ou au GPL. La dernière version, tout juste présentée, a été conçue pour l’hydrogène. De part sa conception qui limite le nombre de pièces en mouvement (1 seule sur les 20 composants), les habituelles pertes en raison des frottements mécaniques sont passées de 15 % avec un moteur thermique classique, à seulement 2 %. Le rendement est ainsi amélioré et la destruction par usure repoussée.

 

Deux applications pour la mobilité

Aquarius Engines a imaginé exploiter sa technologie en couplage avec des unités de stockage d’énergie, mais aussi pour fournir du courant lors des catastrophes naturelles. Cette idée d’un générateur pourrait s’appliquer à la mobilité électrique de 2 façons. Soit en remplacement d’un prolongateur d’autonomie à essence pour les modèles à batterie de traction à relativement forte capacité énergétique, soit pour prendre le rôle de la pile à combustible.
 
Pour toutes ces utilisations, le mouvement continu de va-et-vient est maximisé par une course de déplacement longue du piston. Ce qui augmente l’efficacité de la conversion de l’énergie mécanique en électricité.
 

Est-ce que ça marche ?

La jeune entreprise a mandaté la société d’ingénierie autrichienne AVL-Schrick pour effectuer des tests. Son verdict est que le bloc développé par Aquarius Engines « peut fonctionner pleinement à l’hydrogène ». Son adoption serait préférable et plus vertueuse pour l’environnement que les piles à combustible car la technologie de l’entreprise israélienne se passe de matériaux critiques coûteux.
 
 

 
 
 
 
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