EODev présente ses solutions pour la mobilité hydrogène

EODev présente ses solutions pour la mobilité hydrogène
Après avoir bouclé une première levée de fonds de 20 millions d’euros il y a deux semaines, EODev a présenté ce jeudi 17 septembre sur le site de son partenaire et assembleur ENERIA un ensemble de solutions industrielles à destination de la filière hydrogène.
 
Au lendemain de la présentation de la stratégie hydrogène française, la startup née des travaux menés avec l’Energy Observer a présenté une première gamme de produits.  « EoDEV (Energy Observer) est la concrétisation industrielle des projets de R&D menés auprès d’Energy Observer » résume Jérémie Lagarrigue qui détaille pour H2-Mobile sa nouvelle offre.
 
Solution la plus mature développée par la startup : le générateur électro-hydrogène GEH2. Déjà intégré à bord de l’Energy Observer depuis la rentrée, celui-ci compte déjà plusieurs centaines d’heures d’utilisation. Destiné à remplacer les classiques générateurs diesel, il peut délivrer 80 000 watts d'électricité en continu, soit 100 KVA.


 
Arrive ensuite le range-extender hydrogène. Destiné aux applications fluviales et maritimes, celui-ci a d’ores et déjà fait l’objet d’un premier partenariat avec Hynova. Techniquement, la solution se base sur la technologie embarquée à bord de la Toyota Mirai. 


 

Station hydrogène Plug & Play

Sur le volet ravitaillement, EODev propose la solution STSH2 (STation Ship H2), une station flottante et mobile destinée à couvrir les besoins des navires. Elle peut aussi s’implanter en centre-ville pour couvrir les besoins de la mobilité terrestre.
 
« Cette station a pour énorme avantage d’être plug & play contrairement aux autres stations qui ont des volets réglementaires importants » explique Jérémie Lagarrigue qui souligne la modularité de son système. « Vous pouvez avoir un électrolyseur à bord, le mettre à terre ou alors la capacité d’avoir directement une station avec juste des réservoirs et des avitaillements en hydrogène à proximité ».


 

Objectifs 2021

« Notre prochaine étape va être de passer à une phase de certification. Nous sommes aujourd’hui sur des pré-séries et travaillons sur nos « product process » pour offrir la solution la plus économique possible. Le site de production sera localisé chez notre partenaire Eneria, à Montlhéry »  précise notre interviewé.

« Pour 2021, on aimerait arriver à une cinquantaine de groupes électro-hydrogène et 20 à 30 systèmes de propulsion pour les navires » chiffre Jérémie Lagarrigue. « Sur la partie station, on a pour objectif d’en déployer deux sur 2021 » poursuit-il.