En effectuant des recherches, simulations, comparaisons et projections, le cabinet de conseil Carbone 4 présente la mobilité à hydrogène vert parmi les 3 meilleures solutions pour décarboner les transports lourds et légers.
Aujourd’hui et en 2030
Pour effectuer ses calculs, le cabinet indépendant spécialisé dans la stratégie bas carbone a évalué les progrès technologiques qui vont permettre de diminuer les consommations des véhicules thermiques et électriques, mais aussi ceux qui aboutiront à une énergie plus verte. Ainsi le développement de la production d’hydrogène par électrolyseur alimenté en énergies renouvelables pour faire fonctionner les véhicules électriques à PAC H2.
Face à cette solution, les blocs thermiques recevront un carburant contenant des teneurs plus élevées en biocarburants (essence SPE20 avec exploitation de la paille de blé, et gazole B10 chargé en déchets-résidus), le GNV fera une part de plus en plus importante au biogaz, et les électriques à batterie devraient bénéficier d’une électricité moins émissive en CO2. Carbone 4 estime par ailleurs que l’hybridation s’imposera dans les motorisations diesel, à essence, et au gaz naturel.
Bien placé en France
En France, la mobilité hydrogène pourrait arriver tout juste derrière le bioGNV et les électriques à batterie dans le classement des solutions efficaces pour décarboner les transports. A condition que l’hydrogène soit «
produit par électrolyse ou par vaporeformage de biométhane avec une électricité décarbonée (réseau français ou renouvelable) ». Ce qui n’est pas le cas pour le reste de l’Europe, prévient Carbone 4 : «
La décarbonation de l’électricité de réseau européenne n’est pas suffisante pour égaler la performance CO2 du véhicule électrique ou au bioGNV ».