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Le Japon chef de file mondial de la mobilité hydrogène

Le Japon chef de file mondial de la mobilité hydrogène
Mercredi, en conclusion de la conférence sur le développement de l’hydrogène qui s’est tenue à Tokyo à son initiative, le ministre japonais de l’économie,  Isshu Sugawara, a annoncé avoir reçu le soutien de trente pays  pour la mise en place de 10 000 stations de ravitaillement en hydrogène dans le monde d'ici 2030.
 
« Nous avons élaboré un programme d'action mondial qui servira de ligne directrice commune pour le développement de l'énergie à base d'hydrogène », a déclaré Isshu Sugawara, ministre japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie.  Cette annonce faite à l’issue de la réunion ministérielle sur l’hydrogène à Tokyo, événement auquel ont participé des ministres de l’énergie ou des délégués de 30 pays, vient confirmer la volonté de l’Empire du Soleil Levant de jouer un rôle de premier plan dans le développement de l’emploi de l’hydrogène comme énergie. La réunion elle-même en est la preuve, puisque mise en place l’an dernier par le gouvernement japonais, elle est désormais programmée pour se renouveler annuellement.
 
En juin, le gouvernement japonais, dans le cadre de l'Accord de Paris, a adopté une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec notamment pour finalité la neutralité carbone du pays d’ici 2050.  Constatant que cet objectif n’est envisageable que sous réserve de réduction des coûts de production d'hydrogène à moins d'un dixième des niveaux actuels, le Japon a décidé d’être moteur dans une dynamique internationale.  Isshu Sugawara a confirmé cette volonté en affirmant que « le Japon veut rester à l'avant-garde en accélérant le développement de l'hydrogène, une technologie clé pour l'avenir, et en prenant une initiative visant à promouvoir la transition énergétique mondiale ».
 

Produire 10 millions de systèmes à hydrogène d’ici 2030

De la volonté il en faudra. En juin, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans son premier rapport important sur le combustible, avait souligné que si le coût de la production d'hydrogène à partir d'énergies renouvelables pourrait baisser de 30% d'ici 2030 , il restait néanmoins des défis majeurs à relever, tels que l’accélération du développement des infrastructures et la levée d’un certain nombre d’obstacles réglementaires.
 
Pour dépasser le strict cadre des déclaration de bonnes intentions, les trente pays présents se sont aussi engagés à produire en dix ans, dans le monde entier, 10 millions de systèmes de mobilité à hydrogène, tels que des véhicules à pile à combustible, des camions, des autobus, des trains et des navires, et de promouvoir le développement de normes internationales pour l’hydrogène dans les transports maritimes.

Le Japon n’est quant à lui pas en reste avec l’annonce par les sociétés japonaises Tokyo Electric Power Company Holdings (TEPCO) et JXTG Holdings de leur intention de construire l’une des plus grandes stations d’hydrogène au monde à Tokyo d’ici à la mi-2020.

Source : Reuters