Energy Formation détaille son offre de formation hydrogène

Energy Formation détaille son offre de formation hydrogène
Affilié à GRDF, Energy Formation développe son offre autour des gaz verts et de la mobilité. Déjà bien étoffée concernant le gaz naturel/biométhane et le GNV/bioGNV, l’entreprise va s’élargir à l’hydrogène qui intéresse de plus en plus d’acteurs professionnels. Une première session de 14 heures, intitulée « Les fondamentaux de l’hydrogène et les risques associés », est programmée à Nantes-Montluc les 28 et 29 septembre 2022. Directeur général de l’organisme, Stéphane Doistau nous présente cette nouvelle orientation.
 
Référencé « Z8002 », le premier module que l’organisme Energy Formation va consacrer à l’hydrogène permettra d’acquérir les connaissances de base autour de ce gaz toujours davantage associé au développement durable et à une mobilité plus vertueuse.
 
Le programme est particulièrement dense. Voici un aperçu du volet théorique :
  • positionnement dans la cartographie des énergies,
  • caractéristiques physiques et chimiques,
  • origine et perspectives des nouveaux besoins,
  • intérêts écologiques et économiques,
  • cadre réglementaire,
  • règles et consignes de sécurité,
  • stockage,
  • exploitation sous forme de carburant, fonctionnement d’une pile à combustible,
  • des projets en exemple.
« Nous avons voulu proposer une formation de base pour toutes les personnes qui travaille sur l’hydrogène, y compris les décideurs », commente Stéphane Doistau.
 

Une demande de la clientèle

« L’idée de cette nouvelle formation est venue de nos clients déjà impliqués dans le GNV/bioGNV et qui sont déjà satisfaits de notre offre à ce sujet. Ce sont par exemple des opérateurs ou des syndicats départementaux de l’énergie qui développent des projets autour de stations multi-énergies vertes. Des énergéticiens s’y intéressent aussi », explique le directeur général d’Energy Formation.
 
« Il y a peu de formation sur l’hydrogène en France. Celles qui existent se déroulent en salle. Notre spécialité, c’est le terrain. C’est pourquoi nous allons proposer la première formation en France sur l’hydrogène avec du matériel pédagogique », se réjouit-il.
 
Une partie de la session se passera en laboratoire où la molécule H2 livrera ses principales caractéristiques : composition, densité, pouvoir calorifique, combustion, température d’auto-inflammation, limite d’explosivité, pression, débit, vitesse de propagation, etc.
 

Gaz naturel vs hydrogène

« Le GAP entre le gaz naturel et l’hydrogène est pour nous assez facilement gérable. L’hydrogène reste un gaz qui présente pas mal de points communs avec le gaz naturel. Ce qui nous permet de puiser dans nos connaissances pour monter les nouvelles formations qui lui seront consacrées », révèle Stéphane Doistau. « Nous aurons d’ailleurs une maquette pédagogique pour mettre en évidence les différences entre les 2 gaz. Ainsi, les stagiaires pourront acquérir les bons réflexes en fonction du produit », met-il en avant.
 
« Sur le plateau pédagogique, nous allons mettre les élèves face à la flamme hydrogène. On l’entend un peu, mais on ne la voit pas, sauf en utilisant une caméra thermique. Ce sera l’occasion de présenter le matériel de protection à privilégier et les outils pour éteindre un feu d’hydrogène », détaille-t-il. Les risques en fonction de la pression (350 et 700 bars) seront également vus sur le plateau. Ainsi que la plage d’explosivité, en procédant à des mélanges de gaz.
 

Montée en compétence sur l’hydrogène

« Nous positionner dès maintenant sur la formation autour de l’hydrogène nous permet de prendre de l’avance. Ou tout au moins de ne pas prendre de retard en matière de pédagogie sur les énergies gaz », expose Stéphane Doistau.
 
« Monter ainsi en compétences sur l’hydrogène est cohérent avec notre stratégie. Nous avons vocation à proposer des formations autour des gaz, et en particulier des gaz verts, avec une approche avoinant la recherche et le développement », poursuit-il.
 
« La première session de septembre prochain est pour nous un test. C’est pourquoi nos 2 formateurs accueilleront un panel très diversifié de stagiaires (12 au total), parmi lesquels des personnes représentants des investisseurs, des exploitants de station, des responsables d’infrastructures gazières, etc. Notre session inaugurale va nous permettre de faire nos preuves afin que les premières personnes reçues donnent envie à d’autres de venir la suivre », schématise-il. « Ensuite, en nous appuyant sur des partenaires qui participeraient à l’élaboration des programmes, nous pourrons affiner le contenu, et aussi l’adapter aux besoins spécifiques d’entreprises pour des formations internes de groupes. C’est mieux que d’avancer tout seul. Nous avons déjà identifié des partenaires possibles, mais rien n’est engagé à ce jour », indique-t-il.
 
« Nous savons qu’il y a une véritable attente concernant des formations autour de l’hydrogène comme nous pouvons les proposer. Car la dynamique qui entoure aujourd’hui ce gaz est très forte. Les acteurs qui ont mis de l’argent dans la nouvelle filière ont un besoin de recevoir du rationnel sur cette énergie », révèle Stéphane Doistau.
 
« Le module de base devrait bénéficier d’une demande de plus en plus forte et continue jusqu’en 2024 ou 2025, du fait de la croissance des besoins en personnel dans les entreprises concernées. Avec lui, nous allons tâter le marché afin de valider que notre intention est bonne, et, au besoin, améliorer le contenu du programme », estime-t-il. « Pendant ce temps, nous allons développer des modules complémentaires qui vont se caler selon les besoins réels exprimés. Plus spécialisés, ils soutiendront la croissance vers l’hydrogène sur la période 2025-2030 », anticipe-t-il.
 

Une offre à construire

« Comment seront axés nos prochains modules ? Ils seront plus particulièrement dédiés à l’ingénierie. Stations ? Transport de l’hydrogène par camion ? Stockage ? Distribution et canalisation ? Où est-ce que les demandes vont décoller très fort ? Nous ne le savons pas encore vraiment », réfléchit Stéphane Doistau.
 
« Comme nous l’avons fait pour le biométhane/bioGNV, nous prévoyons de mettre en place sur le site de La Croix Gaudin, à Saint-Etienne-de-Montluc, une infrastructure hydrogène qui sera exploitée pour nos formations. Si la demande devait être très importante, pourquoi ne pas la décliner sur nos 2 autres sites de Lyon et Gennevilliers ? », s’interroge-t-il. A l’heure où nous écrivons le présent article, il reste encore quelques places pour la session inaugurale de septembre prochain.
 
Gaz Mobilité et moi-même remercions beaucoup Stéphane Doistau pour son accueil et sa disponibilité.
 

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