Dans son rapport intitulé « Panorama et évaluation des différentes filières d’autobus urbains », et diffusé depuis quelques semaines, l’Ademe s’intéresse aux solutions alternatives au gazole pour faire avancer les bus en France. Parmi les architectures électrifiées recensées, elle classe à part celle à pile hydrogène.
Pau en exemple
«
A ce jour, il n’y a pas de bus circulant avec une pile à combustible en France même si plusieurs réseaux devraient déployer en 2019 les premières flottes de bus à hydrogène (Pau, Lens et Versailles notamment) », assure l’agence qui détaille le programme Fébus.
Ce dernier se traduira, sur le territoire de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, par l’ouverture à l’automne 2019 d’un ligne de bus à haut niveau de service (BHNS). D’une longueur de 6 kilomètres, orientée nord-sud, entre l’hôpital et la gare de l’agglomération Pau-Pyrénées, elle desservira en 17 minutes environ quelque 14 stations. Huit bus articulés Van Hool de 18 mètres et 125 places, à pile H2, assureront le service à une fréquence d’un passage toutes les 8 minutes. L’hydrogène sera produit localement par électrolyse de l’eau.
72 millions d’euros
Labelisé «
Territoire à énergie positive pour une croissance verte », la collectivité mène le projet Fébus dans le cadre de son Plan climat air énergie territorial. Mais c’est le Syndicat mixte des transports urbains Pau Porte des Pyrénées (SMTU PPP), qui, en tant qu’autorité organisatrice de la mobilité, est responsable de la maîtrise d’ouvrage.