Le Power Lab de Rolls-Royce s'intéresse à l'hydrogène pour les bateaux

Le Power Lab de Rolls-Royce s'intéresse à l'hydrogène pour les bateaux
Ce laboratoire dédié au développement des technologies du futur est une création de la filiale Rolls-Royce Power Systems. Il cible la décarbonation des systèmes d’entraînement et de production d’énergie, en particulier par l’emploi de l’hydrogène.

Hydrogène et carburants synthétiques

Concernant la motricité, le Power Lab s’attache à rendre plus vertueuses les motorisations pour le secteur de la marine. Rolls-Royce propose de puissants blocs, comprenant déjà des modèles alimentés avec du gaz naturel liquide, qui sont montés aussi bien dans de grands bateaux de pêche, des unités de forage, que des paquebots de taille moyenne. Avec son Power Lab, le constructeur va suivre 2 pistes principales qui se complètent, et même, parfois, se confondent : l’hydrogène et les carburants synthétiques.

« Nous nous sommes donné pour mission de tirer parti des tendances que nous observons sur nos marchés en créant les nouvelles solutions d’entraînement et d’énergie que nos clients recherchent et qui soutiennent un avenir climatiquement neutre », justifie le PDG de Rolls-Royce Power Systems, Andreas Schell.

Plus de liberté

Sur le papier, la création du laboratoire signifie une plus grande liberté technologique des ingénieurs pour rechercher et développer avec des clients et des partenaires de nouvelles solutions pour l’alimentation en énergie verte de gros systèmes. Rolls-Royce espère se répandre ainsi, au final, sur de nouveaux marchés.

L’architecture Power-to-X est au cœur des travaux du Power Lab. En donnant aux énergies renouvelables classiques (éolien et solaire) les moyens d’absorber toute la production électrique qui en découle, elle débouche sur la création de méthane synthétique équivalent au GNV et d’hydrogène. Le laboratoire entend jouer un rôle majeur dans la production et la diffusion de ces nouveaux carburants. Et ce, en mettant au point des moyens plus efficaces pour parvenir au développement de ces produits.

Pile H2

Une telle orientation amène naturellement Rolls-Royce à s’intéresser aux piles à combustible hydrogène pour la propulsion marine et la production d’électricité. Dans le cadre de son activité Power Systems, Rolls-Royce coopère déjà avec Daimler Truck AG sur le développement de systèmes à base de piles à combustible hydrogène. Un héritage de la société Tognum AG, devenue Power Systems, qui s’est appuyée sur diverses structures de Daimler Chrysler. Une joint-venture à 50-50 entre les 2 groupes fait même partie de l’histoire de cette filiale du constructeur à l’origine britannique.

« En termes d’efficacité globale, la pile à combustible est le leader incontesté, et en plus, elle génère des émissions très faibles et même nulles », souligne Philippe Gorse, dont l’équipe est responsable du travail conceptuel sur les PAC dans le Power Lab. Le partenariat entre Daimler et Rolls-Royce perdure avec la volonté commune d’aboutir à un démonstrateur sur un site allemand de ce dernier, à Friedrichshafen.

 

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