Volkswagen dit non à la voiture à hydrogène

Volkswagen dit non à la voiture à hydrogène
PDG de Volkswagen, Herbert Diess a confirmé que le constructeur automobile n'avait pas l’intention de lancer de voitures à pile à combustible à l’avenir.

« Vous ne verrez aucune utilisation d'hydrogène dans les voitures ! ». Le PDG de Volkswagen, Herbert Diess, est assez clair quant au positionnement du groupe vis-à-vis de la pile à combustible. Interrogé par le Financial Times, il juge qu’il serait « très optimiste » de penser qu'il y aurait jamais un grand marché pour les véhicules à pile à combustible. « Pas même dans 10 ans, parce que la physique derrière tout cela est tellement déraisonnable » a-t-il justifié, pointant notamment du doigt le rendement de la pile et la complexité du système.


Cap sur l’électrique

S’il tourne le dos à la pile à combustible, Volkswagen concentre tous ses efforts dans le domaine de l’électrique à batterie. Une technologie qu’il juge à la fois plus mature et plus pratique.

Engagé dans une offensive mondiale, le groupe allemand va investit 35 milliards d’euros pour devenir le leader de la voiture électrique. En plus de plateformes électriques dédiées, le constructeur a récemment annoncé lors de son Power Day la construction de 8 Gigafactories centrées sur la production de cellules. Un investissement tel qu’il n’est finalement pas surprenant que le patron du groupe ne tarisse pas d’éloges sur une technologie dans laquelle il n’est pas vraiment impliqué.

Volkswagen n’est d’ailleurs pas le seul à lever le pied sur la voiture à hydrogène. L’an dernier, Mercedes a annoncé la fin de son SUV à hydrogène GLC F-Cell tandis que BMW a décidé de réduire ses efforts au strict minimum.

Des annonces qui ne sont pas étonnantes. Alors que l’Europe met les constructeurs sous pression en imposant des quotas CO2, la voiture électrique apparait aujourd’hui comme la solution la plus mature.

Le positionnement des constructeurs sera-t-il amené à évoluer ? Peut-être. Dans l’hydrogène, les investissements sont colossaux. Les progrès technologiques et la production massive d’hydrogène vert pourraient ainsi relancer la question de son usage dans la mobilité. Non pas pour remplacer mais pour compléter l’électrique à batterie sur des applications intensives ou longues distances. Après-tout, rappelons qu’il y a encore une quinzaine d’années peu de constructeurs croyaient à la voiture électrique…