Blue Spirit Aero : la nouvelle pépite française de l'avion à hydrogène

Blue Spirit Aero : la nouvelle pépite française de l'avion à hydrogène
L’entreprise française Blue Spirit Aero développe un prototype d’avion à hydrogène aux multiples moteurs destiné aux écoles de pilotage.

Blue Spirit Aero (BSA) a été fondée en 2020 par Oliver Savin, qui a travaillé plus de 25 ans sur la mise en œuvre de l’hydrogène dans différentes applications aéroportées. Aujourd’hui, l’entreprise est au cœur de deux années de tests de pile à combustible en vol sur des maquettes radiocommandées à l’échelle, afin de valider les performances dynamiques du Dragonfly, son futur avion à hydrogène.
 
Si tout se déroule comme prévu, le premier vol sera testé en grandeur nature en 2024, ce qui marquera le début de la campagne de certification pour la réglementation CS-23 de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA).
 

Un avion conçu pour fonctionner à l’hydrogène

Le Dragonfly est un avion de quatre sièges dont l’aéronef intègre plusieurs groupes motopropulseurs électriques à hydrogène appelés PODs. « La philosophie de BSA est de concevoir l’avion autour de l’hydrogène, plutôt que de moderniser des appareils déjà existants (retrofit). Ceci permet un niveau de performance en phase avec les besoins du marché en termes de coûts d’exploitation, portée, vitesse, durabilité et opérabilité », explique la marque.
 
La distribution d’énergie sur plusieurs moteurs réduit au minimum l’impact d’une défaillance d’un des pods sur les performances globales, améliorant ainsi la sécurité. Si un ou plusieurs groupes motopropulseurs s’arrêtaient, l’aéronef pourrait toujours voler et effectuer des atterrissages motorisés.
 
Depuis sa création, BSA a déposé 3 brevets : deux sur la conception et le fonctionnement des PODs et un sur l’interaction aérodynamique entre le souffle des hélices et l’aile, par le biais de générateurs de vortex.




 

L’aviation rejoint les autres secteurs de la mobilité hydrogène

Pour son entrée en service en 2026, Blue Spirit Aero vise le marché des écoles de pilotage. « La majorité de leurs flottes volent à partir et vers une poignée d’aéroports, simplifiant ainsi les exigences d’infrastructure d’hydrogène car un large réseau de station ne sera pas nécessaire au lancement » justifie le constructeur.
 
De plus, BSA prévoit de nombreuses synergies entre les secteurs : une station de remplissage d’hydrogène pourrait ainsi être mutualisée et utilisée pour remplir les avions, les voitures, les bus et les poids lourds à hydrogène.

Annonces