Une liste très diversifiée de véhicules figure au programme de la feuille de route de ce nouveau constructeur. Au côté d’un SUV et d’un utilitaire décliné en taxi, on y trouve un tracteur agricole et du matériel ferroviaire.
Les grands constructeurs impliqués dans la mobilité hydrogène font quasiment tous le choix d’une architecture comprenant un moteur électrique, une batterie tampon et une pile à combustible. H2X Australia fait dissidence en voulant remplacer l’habituel pack lithium-ion par des ultracondensateurs au graphène produit par Skeleton Tech. Ces éléments récupéreront bien plus rapidement et largement l’énergie autrement perdue à la décélération. Et ce, afin de la restituer plus efficacement lors des besoins musclés en puissance. Ils seront associés à une pile H2 fournie par ElringKlinger, autre société allemande associée à cette aventure.
Un SUV pour premier modèle
« Snowy » : c’est le nom du premier véhicule qui devrait sortir en 2022 ou 2023 des chaînes de la future usine de Port Kembla, au Sud-Est de l’Australie, en face à la Nouvelle Zélande. Il s’agit d’un SUV dont l’autonomie est déjà annoncée aux alentours de 650 kilomètres. Il embarquera un moteur d’une puissance de 200 kW, un ultracondensateur, une PAC H2 60 kW à membrane d’échange de protons couplée avec un réservoir pouvant contenir 5 kilos d’hydrogène.
L’engin serait capable d’abattre le 0-100 km/h en 6,9 secondes. Le prix de l’engin serait similaire à celui d’un petit SUV électrique premium, selon les dirigeants de H2X Australia. La même année serait lancés l’utilitaire et ses déclinaisons pour le transport de personnes, avec un rayon d’action potentiellement un peu plus élevé, jusqu’à 700 km.