Cette correction consiste à ajuster la mesure pour tenir compte de la contamination atmosphérique de l'échantillon, afin de donner une indication plus fidèle de la teneur réelle du flux gazeux produit.

Sur cette base, la société modélise une production d'environ 100 kilogrammes par jour et par puits de développement, soit 36,5 tonnes par an en fonctionnement continu. Elle précise que des puits horizontaux devraient permettre d'optimiser ce rendement, l'hydrogène étant transporté en solution dans l'eau souterraine et libéré par séparation. Elle prévoit de forer de nouveaux puits afin d'évaluer l'étendue du système sur l'ensemble de ses permis d'exploration.


 

L'hélium et le méthanol vert : deux autres voies à explorer

L'hydrogène n'est pas le seul élément découvert. L'hélium constitue une autre source à exploiter. Les essais menés sur les trois puits ont révélé une concentration moyenne de 15,2 % sur un périmètre de 2,2 kilomètres, et la société entend accélérer une production pilote en vue d'une installation implantée sur la péninsule de Yorke.

« Nous disposons désormais de deux voies commerciales autonomes à Ramsay, l'hélium d'un côté, l'hydrogène naturel destiné au méthanol vert de l'autre », résume Neil McDonald, directeur général de Gold Hydrogen.

Le méthanol vert fait l'objet d'un protocole d'accord non contraignant signé en juin avec Mitsubishi Gas Chemical. L'usine envisagée associerait l'hydrogène naturel du projet à du carbone biogénique disponible localement, pour une production de l'ordre de 20 000 tonnes par an. L'étude de faisabilité est attendue au premier trimestre 2027.

Obtenu en combinant hydrogène et dioxyde de carbone biogénique, le méthanol vert est pressenti comme l'un des futurs carburants du transport maritime. Son adoption reste pour l'heure freinée par son coût, tiré vers le haut par celui de l'hydrogène.
 

Des chiffres à nuancer

Les 100 kilogrammes quotidiens annoncés par Gold Hydrogen ne sont pas un débit mesuré mais le résultat d'une modélisation. Ils supposent un puits horizontal de 500 mètres pompant 20 000 barils d'eau par jour, alors qu'aucun puits horizontal n'a été foré sur le projet à ce jour. Le débit effectivement obtenu sur Ramsay 3 s'est établi autour de 270 mètres cubes de fluide par jour.

La concentration moyenne de 78 % retenue pour ces calculs agrège par ailleurs des mesures de nature différente. Les relevés effectués pendant le forage donnent environ 85 % en moyenne, ceux issus des tests de production 48 %.

La société le rappelle elle-même dans son avertissement : ces résultats proviennent de travaux d'exploration et d'évaluation, et ne confirment ni volumes commercialement exploitables, ni débits durables, ni rentabilité du projet.