Les véhicules seront livrés au début de l'année 2027. Chacun recevra des calculateurs et des interfaces dédiés permettant aux partenaires d'y intégrer leur propre système de conduite, MarsAuto et RideFlux équipant un camion chacun. Hyundai Mobis et Hyundai Glovis accompagneront les essais sur les itinéraires logistiques déjà exploités par le groupe.
La campagne se poursuivra jusqu'à la fin 2027 sur deux parcours : un trajet d'une centaine de kilomètres mêlant autoroute et voirie urbaine, et une liaison longue distance de 400 kilomètres essentiellement autoroutière. Les données serviront à travailler le contrôle du véhicule et la redondance de sécurité, ces systèmes de secours qui prennent le relais en cas de défaillance d'un composant.
« Ce protocole doit permettre de sécuriser la technologie de contrôle et les données d'exploitation nécessaires à une commercialisation progressive des poids lourds autonomes de niveau 4 », indique Park Sang-hyun, vice-président en charge des véhicules utilitaires chez Hyundai et Kia. L'exercice n'est d'ailleurs pas inédit pour le constructeur. Un XCIENT Fuel Cell équipé du système de conduite autonome de niveau 4 SuperDrive, développé avec l'américain PlusAI, figurait déjà parmi les meilleures inventions de 2025 selon TIME Magazine. La nouveauté tient au cadre retenu cette fois : l'expérimentation sur les flux logistiques du groupe et le choix de deux nouveaux partenaires qui expérimenteront chacun leur système.
La conduite autonome de niveau 4, c'est quoi ?
L'échelle de référence, établie par la SAE, compte six niveaux, de 0 à 5. Au niveau 3, le véhicule peut conduire seul dans certaines conditions, mais un conducteur doit rester en mesure de reprendre la main dès que le système le demande. Au niveau 4, cette reprise n'est plus attendue : le système assure l'intégralité de la conduite, y compris en situation dégradée, et sait se mettre à l'arrêt en sécurité par lui-même.La contrepartie tient au domaine d'emploi. Un véhicule de niveau 4 ne fonctionne que dans un périmètre défini à l'avance, par itinéraire, par zone géographique ou par conditions météorologiques. Pour un poids lourd, cela signifie des liaisons cartographiées et validées, le plus souvent autoroutières, comme les deux parcours retenus par Hyundai et Kia. Le niveau 5, qui supprimerait toute limite de domaine, reste théorique.

