
Le panneau technique du stand en dit plus que le communiqué. Le bras compte six axes, atteint 1 010 millimètres et se repositionne à 5 centièmes de millimètre près, grâce à une vision tridimensionnelle en temps réel. Il pèse 181 kilogrammes, consomme moins d'un kilowatt, fonctionne de moins 20 à 50 degrés et reçoit un indice de protection IP65. Il dialogue sans fil avec la borne de ravitaillement. S'il ne donne pas de perspective commerciale à la solution , Hyundai met en avant la pénibilité évitée aux conducteurs, qui enchainent les pleins au quotidien.
Une gamme bien plus large que le NEXO et le XCIENT
Le salon de Séoul est aussi l'occasion de rappeler l'étendue d'une offre que l'Europe à sans doute du mal à percevoir. Sur le Vieux Continent, l'offre hydrogène Hyundai se résume au nouveau Hyundai NEXO, resté discret, et au camion hydrogène XCIENT Fuel Cell, qui cherche sa place sur le poids lourd.Sans révéler l'intégralité de son offre sur stand, le constructeur consacre un panneau qui résume assez bien l'ensemble des applications proposées. On y trouve les autobus urbains ELEC CITY, l'autocar UNIVERSE, le camion de collecte exposé sur le stand, mais aussi des groupes électrogènes fixes et mobiles, un bateau à pile, une grue portuaire, des chariots élévateurs, une pelle de chantier et des véhicules automatisés de manutention portuaire. S'y ajoutent des applications militaires avec un véhicule tout-terrain, un générateur mobile de 100 kW, une plateforme roulante sans pilote, un engin blindé, ainsi qu'un tracteur agricole.
Le groupe décline le tout à partir d'un même bloc, le Fuel Cell Power Pack, qui réunit système pile, batterie et réservoir d'hydrogène. Et c'est finalement l'un des éléments central du stand. Car ce que Hyundai vend est avant tout une brique réutilisable d'une application à l'autre.
Du ferroviaire à la supervision de flotte
Deux éléments de l'exposition méritent un traitement à part. La première est une maquette d'une locomotive de fret à hydrogène signée Hyundai Rotem, présentée comme une alternative au diesel pour le transport de conteneurs et de vrac, avec son système pile dédié. La seconde est un mur d'écrans détaillant la supervision d'une flotte de véhicules à pile, des diagnostics aux alertes de sécurité en passant par la maintenance prédictive. Nous y reviendrons dans deux articles dédiés.
Côté véhicules, Hyundai présente par ailleurs le NEXO millésime 2027 et, pour la première fois, une version plus endurante de son système pile à combustible destiné aux véhicules industriels. Sans donner de détails, le constructeur indique que les cellules et plusieurs composants clés ont été revus pour allonger la durée de vie du stack. Un paramètre qui compte davantage que la puissance sur un camion ou un autobus, où le remplacement de la pile reste l'un des postes les plus lourds du coût d'exploitation...
La production d'hydrogène, l'autre partie de l'écosystème Hyundai
Nos lecteurs réguliers le savent, le groupe coréen ne se limite pas à l'usage. Son électrolyse à membrane échangeuse de protons repose sur un assemblage de douze stacks formant un module de 5 MW, capable de produire environ 700 tonnes d'hydrogène par an, et conçu pour monter jusqu'à plusieurs centaines de mégawatts. Un démonstrateur conteneurisé d'un mégawatt fonctionne à Gwangju, avec d'autres projets à Boryeong, Buan et sur l'île de Jeju.La seconde voie consiste à produire de l'hydrogène à partir de déchets organiques, autour du site HTWO Energy Cheongju, avec une unité adossée au biogaz à Paju et des projets en Indonésie.

