A la suite de son baromètre « Les Français et l’hydrogène », Teréga a présenté le projet HySoW par lequel une infrastructure de transport de l’hydrogène décarboné se met en place dans le Sud-Ouest de la France. Elle ouvrira une connexion à l’hydrogénoduc H2Med auparavant connu sous le nom de BarMar.
Proposé par GRTgaz, Teréga, Enagas, et REN dans le cadre des projets d’intérêt commun PCI porté par la commission européenne, HySoW (Hydrogen South West) s’intègre dans le
« système énergétique qu’appelle les Français », a souligné Dominique Mockly, PDG de Teréga, en se référant aux résultats de la troisième vague de son baromètre réalisé sur le terrain par Harris Interactive.
« Cette molécule, qui est un vecteur énergétique, ne prendra tout son essor que si elle rentre dans un cadre stratégique », a-t-il ensuite précisé en effectuant un parallèle avec le lancement du nucléaire dans les années 1970.
Si l’opérateur du transport et du stockage du gaz implanté dans le Sud-Ouest communique désormais sur son programme HySoW, c’est en raison de la médiatisation autour de l’
hydrogénoduc H2Med qui va
« mettre en contact la France et le reste de l’Europe avec une capacité de production d’hydrogène dont les prix seront intéressants ». De quoi décider des industriels à
« faire basculer un certain nombre de leurs process ».
H2Med
« H2Med est un projet qui permettra de transporter entre la péninsule ibérique et la France, puis le nord de l’Europe, de l’ordre de 10 % de la consommation d’hydrogène qui est prévue en Europe entre 2030 et 2035 », a présenté Dominique Mockly. L’hydrogénoduc ferait ainsi passer
« 2 mégatonnes d’hydrogène par an ». H2Med se place comme
« une brique essentielle du programme REPowerEU qui a été proposé par l’Union européenne pour répondre au stress énergétique créée par la crise ukrainienne et au stress créé aussi par tout ce qui est transition énergétique et réchauffement climatique ».