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Mobilité hydrogène : quelles ambitions pour la France ?

Mobilité hydrogène : quelles ambitions pour la France ?
Avec la première Programmation pluriannuelle de l’Énergie, suivie du plan hydrogène de l’ex-ministre Nicolas Hulot et d’initiatives locales, la France a pour ambition de se placer dans les leaders dans la filière hydrogène, particulièrement pour les transports.

Le Japon, la Californie, l’Allemagne et désormais la Chine ont clairement une longueur d’avance dans le domaine de l’hydrogène. Or la France ne veut pas se laisser dépasser pour autant. Dès 2016, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) voyait un objectif de 100 stations d’avitaillement en 2020 avec 1.000 véhicules.

Le 1er juin 2018, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a lancé un plan de développement de l’hydrogène. Avec 100 millions d’euros, le gouvernement a reculé l’objectif de 100 stations construites d’ici 2023, puis « 400 à 1000 stations à l’horizon 2028 ». Elles auront pour charge d’approvisionner 5.000 véhicules légers à pile à combustible, ainsi que 200 véhicules lourds. Pour 2028, l’objectif monte entre 20.000 à 50.000 véhicules léger et 800 à 2.000 véhicules lourds.

Un hydrogène vert à 10%

En France, l’hydrogène est toujours produit à 94,5% via des méthodes polluantes (oxydation de pétrole, vaporeformage de gaz naturel). Le plan promeut ainsi l’électrolyse de l’eau, dont la part pourrait passer de 5,5 à 10% de la production d’ici à 2023, et environ 30% à l’horizon 2028. Méthode très coûteuse en comparaison, elle serait économiquement compétitive d’ici 2035. En parallèle, le ministère s’engage à accompagner le développement de véhicules lourds et flottes territoriales. Exemple, la SNCF a ainsi annoncé en décembre 2018 vouloir remplacer ses TER diesel par l’hydrogène en 2035.

Des efforts locaux en soutien

En 2016, la PPE soulignait l’appel à projets « Territoires hydrogènes ». Parmi les 29 projets retenus, certains sont centrés sur le transport, dont celui de Pau, qui lancera 8 Fébus à hydrogène en septembre 2019.

Certaines collectivités et consortiums sont également en train de passer à la vitesse supérieure :
  • La Région Auvergne-Rhône-Alpes et son programme « Zero Emission Valley » a investi Hympulsion pour ouvrir 20 stations en 5 ans avec 1.000 véhicules en circulation.
  • L’initiative publique-privée « Last Mile » principalement francilienne envisage 33 stations pour 400 véhicules.
  • Totalement privée, HysetCo, rassemblement d’Air Liquide, Idex, STEP et Toyota, agrandira à Paris la plus grande flotte de taxis à hydrogène au monde, soit 600 voitures d’ici fin 2020.