L’entreprise canadienne Hydra Energy s’est associée à la société nord-américaine de produits chimique Chemtrade afin de proposer aux transporteurs de rouler avec de l’hydrogène vert. Et ce, sans investissement de la part de ces professionnels de la route, et pour un coût inférieur à l’emploi du gazole.
La grande majorité des projets de production d’
hydrogène vert pour la mobilité s’appuient sur un électrolyseur plus ou moins dédié et alimenté en énergie avec des sources renouvelables. L’association entre Hydra Energy et Chemtrade exploite une autre possibilité : récupérer un sous-produit obtenu en résidu dans le cadre d’une activité habituelle de génération de produits chimiques. Ce déchet, c’est de l’hydrogène qui va assurer à Chemtrade un revenu supplémentaire autour d’un processus déjà en place et rentable. Dans le cadre d’un contrat à long terme établi entre les 2 entreprises, Hydra Energy assurera la capture, le nettoyage et la compression de ce gaz.
Hydrogène vert
En le mélangeant avec du gaz H2 formé via une source hydroélectrique, le produit combiné ne dépasse pas les 10,53 grammes de CO2 par mégajoule d’énergie. «
Ce qui correspond à la fois à l’hydrogène à faible émission de carbone et à l’hydrogène vert », commente Hydra Energy.
L’entreprise canadienne assure que ses estimations ont été validées grâce à une analyse du cycle de vie complet effectuée par le cabinet S&T Squared Consultants Inc. Pour comparaison, l’empreinte carbone du gazole est de 74,86 g de CO2/MJ, selon un rapport californien sur les carburants bas carbone.
5 % moins cher que le diesel
Pour définir son offre aux professionnels, Hydra Energy est parti d’un constat : «
Les transporteurs n'atteignent généralement que 2 à 5% de marges, les coûts de carburant représentant la moitié des dépenses d’exploitation d’une flotte de camions ».