Vers de nouveaux modes de stockage de l'hydrogène dans les bus à pile à combustible ?

Vers de nouveaux modes de stockage de l'hydrogène dans les bus à pile à combustible ?
Cabinet d'ingénierie et de conseil en environnement, Ricardo travaille avec la l'Université de la Banque du Sud de Londres dans le développement d’une méthode innovante de stockage de l'hydrogène dans les bus à pile à combustible. Objectif : étudier la faisabilité du remplacement des réservoirs à haute pression.
 
C’est de l’hydrure métallique que pourrait venir le salut. Ce composé chimique constitué d'hydrogène et d'un autre élément, qui absorbe puis libère l'hydrogène à sa surface, permettrait d’envisager la suppression des cylindres à haute pression. En France, Mahytec développe cette technologie sur des batteries de chariots élévateurs.

Aujourd'hui, sur les véhicules, l'hydrogène est généralement stocké sous forme de gaz comprimé à haute pression. Dans le cadre du projet de recherche mené par Ricardo (spécialisé dans les secteurs des transports, de l'énergie et des ressources rares) et l'Université de la Banque du Sud de Londres, l’objectif est de recourir à une forme de stockage à plus basse pression et donc de réduire de manière notoire les coûts de production des réservoirs. Dans cette perspective, la piste de l’hydrure métallique semble prometteuse puisque permettant un stockage à pression moins élevée et un contrôle précis de la libération de l’hydrogène.
 
Ce projet de recherche soutenu dans la cadre du programme Innovate UK devrait déboucher d’ici quelques mois sur un prototype susceptible d’être testé grandeur nature sur un bus à hydrogène. A la clé, un stockage de l’hydrogène encore plus sécurisé et une  réduction des coûts d'exploitation et de maintenance d’une flotte de véhicules à hydrogène.