Associé à GTL, HyPoint annonce des avions à hydrogène dont le temps de vol et le rayon d'action seraient multipliés par 3 ou 4 par rapport aux avions conventionnels grâce à une chasse au poids au niveau des réservoirs d'hydrogène.
Afin de rendre plus parlante la progression en autonomie permise par le partenariat entre le
spécialiste des piles à combustible HyPoint et les laboratoires Gloyer-Taylor (GTL) qui fabriquent des réservoirs à hydrogène, quoi de mieux qu’un exemple concret ? Ainsi en s’appuyant sur le modèle d’avion De Havilland Canada Dash 8 Q300 (photo ci-dessous) conçu pour transporter entre 50 et 56 passagers. Avec un réservoir de kérosène en alimentation de l’habituel moteur PW123B, il peut parcourir un peu plus de 1 550 kilomètres. Avec la solution de PAC H2 développée par HyPoint, mais un réservoir d’hydrogène classique, le rayon d’action passe déjà à 2 640 km. Ce qui équivaut à 5 heures de vol. En intégrant le contenant que vient de mettre au point GTL, les chiffres grimpent à 8h30 de vol, pour près de 4 500 km. Soit, au final, un rapport de 2,88 %.
Un rapport qui pourrait grimper jusque 4
«
C’est la différence entre cet avion allant de New York à Chicago avec de fortes émissions de carbone, et de New York à San Francisco avec zéro émission de carbone », a pris pour exemple Sergei Shubenkov, cofondateur et responsable de la R&D chez HyPoint, afin d’illustrer le progrès réalisé.
Pour nous, Européens, l’image sera sans doute plus précise en opposant un vol Paris-Tolède (Espagne) bruyant et polluant, à un Paris-Dakar (Sénégal) silencieux et sans libération de polluants ni CO2. Autre effet bénéfique de l’avancée technologique annoncée, en particulier pour les compagnies aériennes au départ, et pour les voyageurs à l’arrivée : un coût d’exploitation réduit de 50 %. C’est en tout cas ce qui ressort d’une estimation effectuée par HyPoint et calculée en distance par passager.