Partenaires premium
Air Liquide
ADEME PACA

Vivarail : un troisième train à hydrogène au Royaume-Uni

Vivarail : un troisième train à hydrogène au Royaume-Uni
Suite aux projets Hydroflex et Breeze, un nouveau projet de train alimenté par l’hydrogène a été révélé par la société britannique Vivarail, soutenant l’ambition du Royaume-Uni de décarboner le secteur.

Le train choisi par Vivarail est de catégorie « Class 230 », en réalité d’anciennes rames de métro de Londres, converties pour le réseau des Pays de Galles. Il est mû par deux moteurs électriques, ses deux générateurs étant des piles à combustible. L’autonomie maximale est annoncée à 650 miles, soit 1.045 kilomètres.

En parallèle, les modules de réservoirs à hydrogène et batteries Hoppecke récupérant l’énergie au freinage seront intégrées sous le plancher des wagons. En conséquence, aucune perte d’espace pour le train. Vis-à-vis de son homologue diesel, il pourra donc transporter autant de passagers assure Vivarail.

La fin du diesel en 2040

Ce nouveau projet répond à une volonté politique nationale. Jo Johnson, ex-ministre du ferroviaire, avait lancé en mars 2018 le défi d’une décarbonisation totale, par la suppression des trains diesel d’ici 2040.

Suivant ce thème, le deuxième concours « First Of A Kind » (Premier du Genre) a retenu et financé 5 projets, dont l’un utilisant de l’hydrogène et de l’oxygène pour créer une propulsion à vapeur.


Deux autres projets

Outre celui que vient de présenter Vivarail, le Royaume-Uni compte deux autres projets de trains à hydrogène.

Le premier est l’Hydroflex, mené par le BCRRE (Centre de Recherche et d’Éducation Ferroviaire de l’Université de Birmingham) et l’entreprise Porterbrook. Le train « Class 319 » vise une propulsion hydrogène sur des tronçons non alimentés, mais aussi en électrique sur voies à caténaires ou troisième rail électrisé. Les premiers essais débuteront à l’été 2019.

Le second projet est celui d’Alstom. L’entreprise française a noué un partenariat avec le constructeur local Eversholt Rail pour transformer des trains « Class 321 » en version à hydrogène. La commercialisation pourrait démarrer en 2022.