Un autocar diesel converti à l'hydrogène bientôt testé en Normandie

Un autocar diesel converti à l'hydrogène bientôt testé en Normandie
Dans la cadre du projet Nomad Car Hydrogène (NCH2), la Région Normandie, le groupe Transdev et une dizaine d’autres partenaires vont tester à compter de 2022 un premier autocar à hydrogène rétrofité.

Peu à peu l’hydrogène investit les territoires. En Normandie, c’est une première mondiale qui se déroulera l’an prochain. Associé à une quinzaine de partenaires, le groupe Transdev va tester sur une ligne régionale un premier prototype de car converti à l’hydrogène.

Du diesel à l’hydrogène

L’offre en matière de cars à hydrogène étant aujourd’hui inexistante, les différents partenaires du projet NCH2 ont choisi de se tourner vers la conversion d’un modèle existant. L’autocar en question, un Iveco Crossway, sera ainsi remotorisé. Le moteur diesel et les réservoirs à carburant seront retirés pour être remplacés par un système hybride intégrant batteries, moteur électrique, pile à combustible, réservoirs ainsi que l’ensemble de la transmission.

C'est la start-up amiénoise IBF H2 qui assurera l’opération de conversion. Celle-ci est évaluée à 350 000 euros. Un prix plus élevé qu’un classique modèle thermique mais plus abordable qu’un bus électrique à batteries neuf, habituellement facturé aux alentours de 550 000 euros.

A ce stade, les partenaires du projet ne détaillent pas les caractéristiques du système. Ils annoncent toutefois une autonomie de 450 km, soit 30 % de plus qu’un autocar à batteries de taille équivalente.  

A compter de 2022

Dans un premier temps, cet autocar à hydrogène réalisera une série de test de roulage sans voyageurs. Il sera ensuite mis en exploitation avec des passagers dans le courant du second trimestre 2022.

Intégré au réseau Nomad CAR Express, il assurera la liaison entre Rouen et Evreux et parcourra 380 km par jour. C’est la station Engie de Vieil-Evreux qui assurera quotidiennement son ravitaillement.