Entreprise française spécialisée dans l’exploration et la production éco-responsable de gaz industriels respectueux de l’environnement, 45-8 Energy s’active à faire reconnaître la possible exploitation de l’hydrogène blanc. Cofondateur et président de cette société implantée à Metz (57), Nicolas Pelissier était l’invité ce lundi 29 mars 2021 des clubs hydrogène de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est, portés par le Pôle Véhicule du Futur. Il a expliqué le démarrage d’une nouvelle filière H2.
Appelé aussi « hydrogène natif » ou « hydrogène naturel »,
l’hydrogène blanc est en quelque sorte un don de la terre. Trois phénomènes géologiques différents en sont à l’origine. Tout d’abord l’altération hydrothermal de minéraux ferreux via une réaction d’oxydoréduction. Ensuite par radiolyse d’une eau riche en éléments comme l’uranium ou le plutonium. Sous l’effet d’un rayonnement ionisant, les molécules d’eau peuvent se rompre et libérer de l’hydrogène. Dernier des 3 phénomènes, le dégazage mantellique.
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Il y a de l’hydrogène naturel dans l’eau à plusieurs milliers de mètres de profondeur. Mais il y a aussi des sources à plus ou moins 100 mètres, comme celle qui a été découverte au Mali en 1987, lors d’une opération de forage pour trouver de l’eau », a lancé Nicolas Pelissier.
Pourquoi s’intéresser à l’hydrogène naturel ?
Pour le dirigeant de 45-8 Energy, «
il ne faut négliger aucune solution pour obtenir de l’hydrogène décarboné ». Aujourd’hui, 95% de l’hydrogène utilisé est obtenu par vaporeformage. Les process sont industrialisés, le rendement est élevé et cette production apparaît très compétitive. Le reste, c’est-à-dire 5%, provient d’opérations d’électrolyse en privilégiant les énergies renouvelables. Cette pratique permet de s’affranchir des fortes émissions de CO2 de la solution par vaporeformage. Mais le coût est multiplié par 3 et le rendement est faible.