Hydrogène : Pour Carlos Tavares, le coût reste un défi majeur

Hydrogène : Pour Carlos Tavares, le coût reste un défi majeur
Intervenant lors du Freedom of Mobility Forum, organisé par le groupe Stellantis, Carlos Tavares a pointé du doigt le coût « exorbitant » de la technologie hydrogène. Une façon de rappeler que des soutiens financiers restent nécessaires pour accompagner l’émergence de la filière.
 
Si Stellantis est parvenu à réduire drastiquement le prix de ses utilitaires à hydrogène en début d’année, Carlos Tavares estime que les coûts de la technologie restent trop élevés pour envisager une véritable démocratisation de la technologie.
 
« Bien sûr, l'hydrogène apporte beaucoup plus de commodité (que l’électrique ndlr) car il est beaucoup plus rapide à recharger… mais une fois que vous bénéficiez de cette commodité, et une fois que vous partez du principe que l'énergie que vous utilisez pour produire de l'hydrogène est propre, nous avons encore l'énorme défi du coût », a-t-il déclaré lors d’une intervention au Freedom of Mobility Forum. « À l'heure actuelle, nous constatons que la technologie de mobilité basée sur l'hydrogène est deux fois plus chère que les véhicules électriques, ce qui signifie que nous sommes très loin des technologies conventionnelles » a-t-il ajouté, estimant que la solution restera davantage adressée aux flottes des grandes entreprises.
 
Ce n’est pas la première fois que Carlos Tavares alerte sur la question du coût de l’hydrogène. Début décembre 2023, lors de l’inauguration de la gigafactory de Symbio, le dirigeant avait déjà pointé du doigt les problématiques de coûts, invitant notamment les autorités à poursuivre les mécanismes de subventions pour accompagner le démarrage de la filière.
 
Une gamme complète
 
A travers ses marques Peugeot, Citroën, Fiat et Opel/Vauxhall, Stellantis propose aujourd’hui une offre composée de 8 fourgons à hydrogène répartis entre moyen et grand volume.
Dans le domaine de la pile à combustible, le constructeur est également actionnaire de Symbio depuis 2023 à hauteur de 33 % du capital.
 

L’électrique également pointé du doigt

L’hydrogène n’est pas la seule source d’inquiétude. Sur l’électrique à batteries, le patron de Stellantis a estimé que la solution ne pouvait être « universelle », laissant ainsi entendre vouloir élargir le spectre de la décarbonation à d’autres technologies (on pense notamment aux carburants de synthèse).
 
Toujours sur l’électrique, Carlos Tavares souhaite réduire de 50 % le poids des batteries dans les dix ans à venir. L’objectif est double : réduire l’impact environnemental et augmenter l’efficacité énergétique.

 
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